"Le chinois et son cheval"
Il était une fois un chinois qui revenait de la ville, il y avait acheté un superbe cheval.Ses amis passent le voir, le soir le félicitant chaleureusement :« Qu’est-ce que tu dois être heureux ! »lui disent-ils. « Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra » leur répond-il.
Trois jours plus tard son cheval s’enfuit. Ses amis viennent le voir, le soir, le plaignant :
« Mon pauvre qu’est-ce que tu dois être malheureux »« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra » leur dit-il.
Trois jours plus tard son cheval rentre accompagné de trois magnifiques juments sauvages.
Ses amis passent le voir le soir, le félicitant :« Qu’est que tu dois être heureux ! » que de magnifiques perspectives pour toi.« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra »
Trois jours plus tard, son fils domptant les juments sauvages se casse la jambe.
Ses amis passent le voir le soir, désoles pour lui.« Qu’elle malchance » lui disent-ils, « Que tu dois être malheureux »
« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra »leur répond-il imperturbable.
Trois jours après, dans cette province de chine, la guerre est déclarée et les sergents recruteurs passent dans tous les villages, enrôlant tous les jeunes gens en âge d’aller à la guerre, sauf évidemment le fils en question.
« Mon pauvre qu’est-ce que tu dois être malheureux »« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra » leur dit-il.
Trois jours plus tard son cheval rentre accompagné de trois magnifiques juments sauvages.
Ses amis passent le voir le soir, le félicitant :« Qu’est que tu dois être heureux ! » que de magnifiques perspectives pour toi.« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra »
Trois jours plus tard, son fils domptant les juments sauvages se casse la jambe.
Ses amis passent le voir le soir, désoles pour lui.« Qu’elle malchance » lui disent-ils, « Que tu dois être malheureux »
« Heureux ou malheureux, je ne sais pas, on verra ce qu’il adviendra »leur répond-il imperturbable.
Trois jours après, dans cette province de chine, la guerre est déclarée et les sergents recruteurs passent dans tous les villages, enrôlant tous les jeunes gens en âge d’aller à la guerre, sauf évidemment le fils en question.

Etc. etc .
Dans l’incapacité de connaître la totalité du film, nous ne connaissons que l'épisode Nous vivons, la réjouissance du moment présent et (ou) la crainte du lendemain. Si pour chaque événement vécu, nous pouvons prendre le recul nécessaire, nous constatons qu'au bout du compte le meilleur nous attend.
Faire confiance et se faire confiance sont deux éléments essentiels pour créer notre devenir. Faire confiance et se faire confiance, c'est finalement lâcher ses peurs. Tout d'abord se libérer de nos peurs d'affronter le quotidien et ses difficultés matérielles et émotionnelles. Elles vont chercher leurs sources dés notre venue au monde, dans l’appréhension du vécu des premiers moments de la vie. A ce moment là, l’enfant n’a pas les moyens de faire face, il réagit avec son instinct de survie : peur ancestrale, de manquer, de ne pas être alimenté, peur d’être abandonné...ce qui conduit à l’angoisse de » mort.
L’angoisse de mort, comme l'angoisse d'incarnation génère une peur viscérale, incontrôlable qui va s'inscrire dans la mémoire du corps, ancrage négatif qui réapparaîtra par la suite à chaque stimuli pavlovien. La puissance de l’ancrage des peurs, alourdie à chaque situation, va créer un processus d'aliénation dont il sera bien difficile de sortir, et c'est poussé dans ses retranchements que l’individu pourra affronter ses peurs.
Lorsque nous sommes paralysés par les peurs nous sommes dans l'impossibilité de voir les réalités telles qu'elles sont, et d'avoir une réaction juste, nous sommes dominés, dépossédés de notre identité. Se libérer de ces peurs, c'est se réconcilier avec soi-même, retrouver son unité et sa force intérieure. Alors nous pouvons vivre notre présent (Carpe Diem) sans être dan la prospective du futur où la nostalgie du passé. Voici ci-dessous un exemple d’instant présent d’une rare beauté :

LA PHOTO EST UN ARC-EN-CIEL DE FEU - UN EVENEMENT ATMOSPHERIQUE NATUREL D' UNE GRANDE RARETE. LA PHOTO A ETE PRISE CETTE SEMAINE AU FRONTIERE L' IDAHO/WASHINGTON. L' EVENEMENT A DURE A PEU PRES 1 HEURE. LES NUAGES DOIVENT ETRE DES "CIRRUS?"?,ET SITUES A AU MOINS 20000 PIEDS D' ALTITUDE, INTEGRANT JUSTE LE BON NOMBRE DE CRISTAUX DE GLACE ET IL FAUT QUE LE SOLEIL FRAPPE LES NUAGES EXACTEMENT A 58 DEGRES.
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